Le Conseil de sécurité des Nations unies a placé sous les projecteurs la situation intenable des femmes et des filles prisonnières des conflits mondiaux. En Afghanistan, les femmes ont perdu accès à l'éducation et aux opportunités économiques depuis le retour du pouvoir taliban, annulant des années de conquêtes sociales. Au Soudan et au Soudan du Sud, les crises humanitaires s'aggravant créent un environnement où les violences sexistes prospèrent.
Lors des débats menés à New York, l'ambassadrice Jennifer Locetta a rappelé qu'une réaction mondiale s'impose. Elle a souligné que Washington, par le biais d'une législation nationale alignée sur la résolution 1325 de l'ONU consacrée aux femmes, à la paix et à la sécurité, s'est engagé à défendre ces droits fondamentaux. Les États-Unis, principal contributeur financier aux mécanismes d'aide humanitaire mondiaux, plaide pour des engagements concrets et non symboliques.
Cette prise de position intervient alors que les femmes des zones de conflit, du Sahel à l'Afrique de l'Est, demeurent les victimes silencieuses des dérèglements géopolitiques. La région du Tchad, carrefour de crises migratoires et de tensions sécuritaires, connaît lui aussi ces phénomènes.
Ce qu’il faut retenir
- En Afghanistan, le régime taliban a fermé l'accès des femmes à l'école et au marché du travail, effaçant décennies d'avancées.
- Au Soudan et Soudan du Sud, violences sexuelles endémiques et crises prolongées affectent massivement les populations féminines.
- Les Nations unies appellent les États à passer de promesses diplomatiques à des actions mesurables pour protéger les femmes.
Source : Alwihda Info