Après un siècle d'absence, le précieux tambour parleur Djidji Ayokwe, symbole de la culture Ebrié, a enfin retrouvé sa terre natale en Côte d'Ivoire. Pillé par les forces coloniales françaises en 1916 et emporté en France, cet instrument de communication ancestrale a fait son retour officiel dans le cadre des célébrations de la fête nationale.
Son retour marque une étape significative dans la démarche de restitution du patrimoine culturel africain. Le Djidji Ayokwe, mesurant plus de trois mètres et pesant près de 430 kilogrammes, n'est pas qu'un simple objet ; il fut l'outil principal de transmission de messages cruciaux pour la communauté Ebrié, alertant des dangers ou convoquant les villageois.
Accueilli avec ferveur par la population, les autorités culturelles et les chefs traditionnels dans le village d'Adjamé, son lieu de fabrication, cet événement revêt une portée émotionnelle et symbolique forte. Il rappelle l'importance de la mémoire collective et de la valorisation du patrimoine pour le développement des nations africaines, un enjeu qui résonne dans toute la sous-région CEMAC confrontée à des défis similaires de préservation de son identité culturelle face aux influences extérieures.
Ce qu’il faut retenir
- Le tambour sacré Djidji Ayokwe est retourné en Côte d'Ivoire après 100 ans d'absence.
- L'instrument, pillé en 1916, a été rapatrié suite à une loi française sur la restitution.
- Son retour symbolise la reconquête du patrimoine culturel africain spolié.
- Il sera exposé au Musée des civilisations d'Abidjan après rénovation.
Source : Africanews