La polémique entourant l'absence prolongée de Paul Biya au Cameroun a suscité des réactions vives. Grégoire Owona, ministre du Travail et membre influent du RDPC, a pris la parole pour justifier cette situation en affirmant que le président a droit à un congé annuel de 80 jours, tel qu'indiqué dans le Code du travail. À l'approche de 50 jours d'absence, il a comparé Biya à un « salarié de la République », soulignant qu'il a informé son « employeur » du peuple camerounais de son départ.
Owona a également vivement critiqué le magazine Jeune Afrique, l'accusant de diffuser des mensonges concernant la santé du président. Ces déclarations interviennent alors que des rumeurs de malaise et d'hospitalisation à Genève circulent, mais Owona dénonce une désinformation orchestrée par des « commanditaires tapis dans l'ombre ».
Cette défense reste controversée, car l'opposition évoque un pays en « pilotage automatique » durant l'absence de son président. Les critiques se concentrent sur la vacance du pouvoir, un sujet sensible alors que le Cameroun s'approche d'élections cruciales. Les ministres du gouvernement tentent de rassurer la population sur le bon fonctionnement de l'État, affirmant qu'il n'y a pas de vacance de pouvoir, alors que la stratégie de communication du régime suscite de nombreuses interrogations.
Ce qu’il faut retenir
- Grégoire Owona défend l'absence de Biya, affirmant un droit à 80 jours de congé.
- Le ministre accuse Jeune Afrique de désinformation sur la santé du président.
- L'opposition dénonce un fonctionnement du pays en pilotage automatique.
- La question de la vacance de pouvoir relance les débats politiques au Cameroun.
Source : Camer.be