Les affaires privées du président Faustin-Archange Touadéra semblent influencer les décisions d'État en République centrafricaine. Après l'expulsion de l'agence belge ENABEL, c'est un opposant politique, Maître Crépin Mboli-Goumba, qui serait désormais victime des jalousies d'une nouvelle compagne présidentielle.
La situation actuelle rappelle un incident survenu en juin 2025, où des suspicions liées à des équipements informatiques de l'agence ENABEL auraient mené à des interpellations. À l'époque, une querelle personnelle aurait eu des répercussions diplomatiques. Aujourd'hui, les mêmes mécanismes semblent à l'œuvre, avec des décisions publiques dictées par des relations personnelles.
L'épicentre de ces nouvelles tensions serait le quartier CPI, où résiderait la dernière favorite du chef de l'État. Les déplacements nocturnes du président dans ce quartier perturbent la circulation et la vie des habitants, avec des barrages fréquents de la garde présidentielle.
L'affaire Mboli-Goumba aurait éclaté suite à l'embellissement d'une ruelle devant sa résidence. Cette initiative citoyenne aurait provoqué la jalousie de la compagne présidentielle, conduisant le ministère de l'Urbanisme à émettre une mise en demeure pour libérer l'espace public. Le régime centrafricain est ainsi accusé de gérer les affaires publiques au gré des humeurs privées.
Ce qu’il faut retenir
- Les relations personnelles du président centrafricain influenceraient des décisions administratives.
- Un opposant politique, Crépin Mboli-Goumba, aurait été visé par une procédure d'expulsion suite à une jalousie.
- Les déplacements du président perturbent la vie quotidienne dans certains quartiers de Bangui.
- Le régime est critiqué pour sa gestion des affaires publiques dictée par des caprices.
Source : Corbeau News Centrafrique