Les autorités de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC) et les ministres des Finances de l'Union monétaire de l'Afrique Centrale (UMAC) se sont réunis fin juillet à N'Djaména. L'objectif : évaluer la santé macroéconomique de la zone CEMAC, composée du Cameroun, du Gabon, du Congo, de la Centrafrique, du Tchad et de la Guinée Équatoriale.
Malgré un environnement international instable, marqué par des conflits et des crises sanitaires, la région affiche une résilience notable. L'inflation est contenue sous la barre des 3%, un objectif communautaire respecté. Les prévisions économiques sont encourageantes, avec une croissance estimée à 3,2% pour 2026 et une projection à moyen terme avoisinant les 3,6% annuels d'ici 2029.
Cette amélioration est attribuée à la mise en œuvre des réformes engagées par les États membres, visant notamment à diversifier les économies et à encourager la transformation locale des ressources. La coopération avec le Fonds monétaire international (FMI) reste un pilier central pour assurer la stabilité financière de la sous-région. Cependant, des retards dans certains accords régionaux freinent l'accès aux financements essentiels pour les programmes de développement des pays membres, y compris le Tchad.
Pour surmonter ces obstacles, une rencontre avec les partenaires financiers est prévue en octobre 2026 à N'Djaména afin de faire le point sur les avancées et de dynamiser les collaborations futures.
Ce qu’il faut retenir
- L'inflation dans la zone CEMAC reste sous contrôle, à moins de 3%.
- Une croissance économique de 3,2% est attendue pour 2026, avec une moyenne de 3,6% à moyen terme.
- Les réformes économiques et la diversification sont les moteurs de la reprise.
- Des financements sont retardés par des lenteurs dans la finalisation d'assurances régionales.
Source : Tchad Infos