Au village de Baloum, en région du Centre, un chef de second degré a pris la fuite dans la nuit de dimanche à lundi, pourchassé par la justice militaire pour avoir ordonné la mise à mort de deux habitants. Les victimes, accusées de vol, ont d'abord été battues avant d'être brûlées vives sur ses ordres.
L'affaire, longtemps passée sous silence, a éclaté au grand jour grâce à une vidéo devenue virale. Durant plus d'une semaine, le drame a pourtant été étouffé. La famille d'une des victimes, Steve, s'est alors décidée à publier les images compromettantes via les réseaux sociaux pour réclamer vengeance et justice.
La fuite du chef intervient après l'intensification de la pression publique. Conseillé par ses pairs notables, il a quitté la chefferie déguisé et s'est dirigé vers Douala en compagnie de personnalités locales. Ce mardi matin, un détachement de gendarmes arrivant à Baloum a trouvé les lieux déserts. Les autorités supérieures ont ordonné une traque immédiate du fugitif.
Cette affaire ravive les interrogations sur l'impunité supposée dont jouiraient certaines autorités coutumières en Afrique centrale, où la primauté du droit et le respect des libertés individuelles demeurent des enjeux majeurs.
Ce qu’il faut retenir
- Un chef traditionnel camerounais recherché pour avoir commandité l'exécution de deux jeunes villageois
- Les victimes, soupçonnées de vol mineur, ont été torturées puis brûlées vives en direct
- La vidéo de l'incident, restée cachée une semaine, a finalement déclenché une mobilisation publique massive
- Le chef s'est enfui à Douala muni d'une escorte de notables locaux avant l'arrivée des gendarmes
Source : Le Bled Parle