Au Cameroun, les femmes demeurent disproportionnément affectées par l'épidémie de VIH. Elles représentent près de deux tiers des adultes infectés, tandis que les jeunes filles de 15 à 24 ans enregistrent environ 19 % des nouveaux cas chaque année. Face à cette réalité préoccupante, ONU Femmes a mis en place un cadre de dialogue novateur réunissant l'administration camerounaise, les partenaires onusiens et les collectifs d'engagement communautaire.
Le 29 juin 2026, une concertation nationale a rassemblé 35 parties prenantes pour repositionner la question de l'intégration socioéconomique des femmes séropositives au cœur des stratégies nationales. Les débats ont mis au jour des obstacles structurels : violences envers les femmes, fractures économiques persistantes, accès insuffisant aux soins de santé reproductifs, mais aussi stigmatisation sociale et traumatismes psychologiques consécutifs au diagnostic.
ONU Femmes s'engage désormais à intégrer ces constats dans sa prochaine trajectoire stratégique, en promouvant une approche holistique du VIH qui lie santé, équité juridique et émancipation économique. Pour la région CEMAC, où le contexte de fragilité amplifier les vulnérabilités, cette dynamique camerounaise constitue un référentiel important.
Ce qu’il faut retenir
- Les femmes représentent deux tiers des adultes vivant avec le VIH au Cameroun; les jeunes femmes concentrent 19 % des infections.
- ONU Femmes a organisé une concertation avec 35 acteurs publics et communautaires pour intégrer les réalités des femmes séropositives aux politiques.
- Violences genrées, inégalités économiques et accès limité aux services de santé reproductifs alimentent cette vulnérabilité spécifique.
- Les recommandations insistent sur le soutien psychosocial, l'accès à la formation professionnelle et l'appui renforcé aux organisations de base.
Source : Journal du Cameroun