Lors d'une séance plénière à l'Assemblée nationale du Cameroun, la députée Angèle Toukam Tela a soulevé la problématique pressante des feminicides, interrogeant le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, sur les actions concrètes mises en place pour lutter contre ce fléau. Selon des données alarmantes, 56 feminicides ont été recensés en 2023, et les chiffres continuent d'augmenter, avec 50 cas enregistrés entre janvier et avril 2026.
Le ministre a fait un état des lieux préoccupant des violences basées sur le genre au Cameroun. En tout, 1 599 cas de violences ont été signalés dans le pays au cours des premiers mois de 2026, incluant des agressions graves telles que des viols et des enlèvements. Le gouvernement, conscient de l'ampleur du phénomène, a mis en place plusieurs mesures incluant la ratification d'instruments juridiques internationaux. Cependant, des défis persistent, notamment un accès limité aux services de soutien pour les victimes et une coordination insuffisante entre les différents acteurs concernés.
Marie Thérèse Abena Ondoa a appelé à une mobilisation collective pour dénoncer les violences et protéger les victimes, soulignant l'importance d'une éducation communautaire sur le respect de la vie et de l'égalité. Alors que la lutte contre les violences basées sur le genre se heurte à des obstacles, la députée et le ministre appellent à une action concertée pour éradiquer ce fléau dans la société camerounaise.
Ce qu’il faut retenir
- 56 feminicides signalés en 2023, avec une tendance à la hausse.
- 1 599 cas de violences basées sur le genre enregistrés entre janvier et avril 2026.
- Le gouvernement met en œuvre des mesures pour protéger les droits des femmes.
- Des défis majeurs persistent, notamment l'accès aux services de soutien.
Source : Journal du Cameroun