Les parlementaires camerounais ont interpellé le gouvernement sur des retards majeurs dans des projets d'infrastructure, notamment l'autoroute Yaoundé-Douala. Le Premier ministre et le ministre des Travaux publics ont détaillé les difficultés rencontrées, pointant du doigt des blocages liés aux indemnisations et à la gestion des marchés publics.
Face à une impasse dans la région du Centre, où les populations réclament des compensations avant de libérer le passage pour l'autoroute Yaoundé-Douala, le ministère des Travaux publics a pris une décision radicale. Les travaux de la phase 2, concernant le tronçon Bibodi-Bodmon-Masoumbou, ont été délocalisés vers la région du Littoral, où les populations ont accepté les termes d'indemnisation. Cette situation met en lumière les défis auxquels le Cameroun est confronté pour mener à bien ses projets de développement routier, malgré les efforts du gouvernement pour accélérer la construction.
Au-delà de ce cas précis, la séance parlementaire a également abordé d'autres sujets sensibles tels que la gestion des déchets dans les collectivités territoriales, la décentralisation et la question de l'assurance des biens de l'État. Des préoccupations qui témoignent des enjeux complexes du développement national.
Ce qu’il faut retenir
- Les travaux de la phase 2 de l'autoroute Yaoundé-Douala sont déplacés vers le Littoral en raison de blocages d'indemnisation au Centre.
- Le gouvernement fait face à des retards dans la mise en place d'un système de marchés publics pour les collectivités locales.
- La question de l'assurance des vastes actifs de l'État et la gestion des déchets municipaux ont été soulevées à l'Assemblée nationale.
- Des projets routiers dans d'autres régions, comme Akwaya, souffrent de dégradation et d'insécurité, malgré des financements sécurisés.
Source : Cameroon Tribune