La Renaissance Sportive de Berkane traverse une période tumultueuse marquée par deux affaires d'envergure internationale. Son président, Hakim Ben Abdellah, a accepté de revenir sur les tenants et aboutissants de ces dossiers qui ont secoué le club marocain et illustrent les enjeux financiers et juridiques croissants du football africain.
Le premier concerne le milieu de terrain sénégalais Mamadou Lamine Camara, dont le départ vers le club libyen d'Al Ahli Tripoli n'a rien eu d'une simple transaction. Initialement convoité par Stoke City, avant qu'une blessure ne paralyse cette opération, Camara a vu son contrat prolongé et sa clause libératoire fixée à 2,4 millions d'euros, augmentée de 25 % supplémentaires. Lorsqu'il a activé cette clause, plusieurs litiges procéduraux ont bloqué le dossier. Une renegociation ultérieure avec les Libyens a débloqué la situation moyennant 500 000 euros additionnels, portant la facture totale à environ 3,16 millions d'euros.
Le second dossier, plus opaque, implique Paul Valère Bassène, ancien joueur sénégalais du club. Ce litige a été saisi par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Berkane s'en est remise à un conseil juridique suisse pour défendre sa position. Le président a choisi la discrétion absolue sur ce contentieux, craignant de compromettre les intérêts du club en révélant des stratégies encore devant la justice sportive. Aucune décision n'a à ce jour été rendue.
Ce qu’il faut retenir
- Mamadou Lamine Camara quitte Berkane pour la Libye après négociations complexes portant l'opération à 3,16 millions d'euros.
- Le contentieux Paul Valère Bassène demeure gelé devant le TAS, Berkane défendant ses intérêts via un cabinet juridique suisse.
- Ces deux crises reflètent les défis juridiques et financiers croissants du football africain face aux transferts internationaux.
Source : Africa Foot