Tchad : les greffiers se mobilisent face aux blocages administratifs

Le personnel des greffes du Tchad durcit le ton face aux promesses non tenues du ministère de la Justice. Le Syndicat national du personnel des greffes (SYNAPGREF) a décidé d'actionner la menace de cessation de travail, avec un préavis de deux semaines débutant le 31 août 2026. La décision a germé lors d'une assemblée générale tenue le 28 août à la Cour d'appel de N'Djaména, dans une atmosphère de frustration croissante.

Au cœur de ce conflit latent : l'inertie présumée du ministère de la Justice concernant deux dossiers cruciaux. D'abord, les projets visant à améliorer les indemnités et créer une prime de performance n'ont connu aucune progression tangible depuis des mois. Le syndicat dénonce notamment l'absence de suite donnée à sa demande formelle de dialogue, transmise dès le 9 juin. Cette absence de réaction du gouvernement est perçue comme un manque de considération.

Le deuxième foyer de tension concerne les directives récentes du président du Tribunal de grande instance (TGI) de N'Djaména. Le SYNAPGREF conteste vivement ces circulaires, estimant qu'elles outrepassent les attributions légales des greffiers. Un bras de fer s'annonce donc, avec une nouvelle assemblée prévue le 16 septembre pour faire le point.

Ce qu’il faut retenir

  • Grève prévue dès le 31 août 2026 après deux semaines de préavis lancé par le SYNAPGREF
  • Revendications : revalorisation des indemnités, prime annuelle et respect du statut légal des greffiers
  • Débat sur les directives du TGI jugées contraires aux pratiques usuelles des greffes
  • Présence de stagiaires non qualifiés dans les services judiciaires conteste par le syndicat

Source : Tchad Infos

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