Alors que le gouvernement camerounais lance les consultations pour élaborer le budget de l'année 2027, les signaux économiques demeurent préoccupants. Les recettes fiscales mobilisées durant le premier trimestre 2026 se sont avérées bien en deçà des prévisions, mettant en lumière les difficultés structurelles du système de financement public.
Les autorités financières ont constaté un écart substantiel : seuls 98 milliards de FCFA ont pu être levés via l'émission de titres publics, alors que l'objectif fixé atteignait 160 milliards. Cet écart révèle les limites du marché financier régional et soulève des questions sur la capacité du Cameroun à mobiliser les ressources nécessaires à ses investissements.
Dans ce contexte d'austérité, le gouvernement doit jongler avec des contraintes multiples : une charge considérable de remboursements de dette extérieure et la nécessité de maintenir les dépenses courantes pour le fonctionnement des services publics. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, plaide pour une approche d'optimisation, où les investissements prévus favoriseraient une croissance économique plus robuste et durable.
Pour les États de la région CEMAC, où les contraintes budgétaires affectent également le Gabon, le Congo et la Centrafrique, cette situation camerounaise illustre les enjeux communs d'une Afrique centrale en quête de stabilité financière.
Ce qu’il faut retenir
- Le premier trimestre 2026 révèle une collecte insuffisante : 98 milliards levés au lieu de 160 milliards escomptés.
- La charge de la dette extérieure continue de peser lourdement sur la marge de manœuvre budgétaire de l'État.
- Le ministre demande une programmation des investissements axée sur l'effet multiplicateur économique et la croissance.
Source : News du Cameroun