Le gouvernement gabonais a décidé d'intervenir massivement pour mettre fin aux pratiques illégales qui asphyxient l'accès à l'eau potable. Après des discussions avec les employés de la SEEG, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a ordonné à son cabinet de mettre en œuvre un plan d'action sans précédent.
La situation était devenue intolérable : des agents de la société énergétique, agissant via des sous-traitants, des prête-noms et des structures parallèles, commercialisaient l'eau à des tarifs exorbitants. Les prix pratiqués oscillaient entre 10 000 et 20 000 FCFA par mètre cube, bien au-delà des normes légales. Cette exploitation s'intensifiait notamment dans la région de Libreville et ses environs.
Face à cette crise, le ministère de l'Accès universel à l'eau et l'énergie a proclamé l'état d'urgence hydrique sur l'ensemble du territoire, avec effet immédiat. Cette déclaration, publiée le 1er juillet 2026 par le ministre Philippe Tonangoye, déclenche une série d'opérations coordonnées mêlant forces de défense, sapeurs-pompiers et gendarmes. L'objectif : démanteler les réseaux frauduleux, saisir 55 véhicules utilisés dans le trafic et réorganiser la distribution d'eau potable aux populations sinistrées.
Ce qu’il faut retenir
- L'État proclame l'urgence hydrique et mobilise l'armée pour éradiquer les circuits clandestins d'approvisionnement en eau.
- Cinquante-cinq véhicules impliqués dans le commerce illégal seront saisis; leurs propriétaires sont principalement des étrangers.
- Nouveaux tarifs régulés : 3 000 FCFA le m³, 600 FCFA le fût de 200 litres, 300 FCFA les petites livraisons de 100 litres.
Source : Gabon Actu