Plus d'un jour après que les rebelles ont pris le contrôle d'Am-Dafock, la situation reste préoccupante. Les forces gouvernementales et leurs alliés russes, censés rétablir l'ordre, constatent avec amertume que leur stratégie a échoué. Les frappes aériennes, loin de décourager les assaillants, ont plutôt ouvert la voie à un pillage massif.
Les habitants, terrifiés, ont fui vers la base de la Minusca, laissant derrière eux leurs biens. Les rebelles, armés de techniques de logistique rudimentaires, utilisent des ânes pour transporter les objets volés en direction du Soudan. Cette scène d'occupation militaire est aggravée par un bilan tragique : 13 corps ont été retrouvés, sans compter ceux qui demeurent dans la brousse environnante.
Alors que l'état-major des forces armées centrafricaines prétendait que la ville avait été reconquise, la réalité est tout autre. Des mercenaires russes, pris au piège par la situation, ont demandé refuge auprès de la Minusca, partageant ainsi le sort des déplacés. Cette débâcle soulève des questions sur l'efficacité des stratégies militaires en cours et sur l'avenir de la sécurité dans la région.
Ce qu’il faut retenir
- Les rebelles maintiennent leur contrôle sur Am-Dafock, malgré les attaques aériennes.
- Un pillage généralisé se déroule, avec des ânes servant de transporteurs de biens volés.
- Le bilan des victimes atteint 13 morts, sans compter les disparus.
- Les mercenaires russes de Wagner se retrouvent désormais parmi les déplacés.
Source : Corbeau News Centrafrique