Le système de transfusion sanguine camerounais traverse une phase critique. Avec 187 224 poches collectées à fin 2025, le pays ne satisfait que 47 % de ses besoins annuels, laissant un déficit alarmant de 53 % selon le Centre national de transfusion sanguine (CNTS).
L'Organisation mondiale de la santé évalue à 400 000 poches le volume requis chaque année pour les patients camerounais. Or, cette demande ne peut être couverte qu'à moitié. Une disparité qui expose les populations les plus vulnérables à des risques sanitaires majeurs : femmes en hémorragie post-partum, enfants souffrant d'anémie sévère, et victimes d'accidents routiers.
Dora Mbanya, directrice générale du CNTS, a reconnu lors de la Journée mondiale du donneur de sang le 14 juin 2026 à Yaoundé que « les progrès sont graduels mais insuffisants pour atteindre nos cibles ». Face à cette urgence, le gouvernement et ses partenaires renforcent les campagnes de sensibilisation autour du don volontaire. Le thème retenu pour 2026, « Une goutte d'humanité, donnez votre sang, sauvez des vies », vise à mobiliser la conscience citoyenne face à un enjeu de santé publique majeur pour l'Afrique centrale.
Ce qu’il faut retenir
- Le Cameroun dispose de seulement 47 % des réserves sanguines nécessaires, soit un déficit critique de 53 %.
- Les catégories les plus exposées : parturientes, enfants anémiés, traumatisés routiers sans accès rapide aux transfusions.
- Les autorités intensifient la mobilisation pour les dons volontaires et bénévoles de sang.
- Un écart persistant malgré une augmentation progressive des collectes, révélant un système saturé.
Source : Journal du Cameroun