À Pointe-Noire, le gouvernement congolais et les acteurs économiques ont scellé un partenariat pour moderniser les pratiques commerciales. La ministre Jacqueline Lydia Mikolo a reçu, le 15 juin, les opérateurs et représentants patronaux de la capitale économique afin de dresser un diagnostic partagé des blocages sectoriels.
Les préoccupations énoncées sont nombreuses : dysfonctionnements aux postes douaniers, contrôles redondants, obstacles administratifs, pratiques déloyales et climat des affaires à améliorer. La chambre de commerce locale, présidée par Sylvestre Didier Mavouenzela, a insisté sur la nécessité du dialogue pour débloquer ces enjeux.
En réponse, l'exécutif a promis un cadre institutionnel de concertation durable entre pouvoirs publics et secteur privé. La ministre a souligné que l'État entend conduire les réformes structurelles à venir sans marginaliser aucun opérateur. Elle a également annoncé l'élargissement progressif du réseau des chambres consulaires et valorisé les initiatives innovantes, comme la numérisation du certificat d'origine menée à Pointe-Noire.
Cet engagement intervient dans une perspective plus large : préparer les entreprises congolaises à intégrer la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). La ministre a rappelé que le Congo dispose d'accords commerciaux avec la Chine, l'Union européenne et bénéficie du régime Agoa, autant d'opportunités à valoriser par des réformes ciblées.
Ce qu’il faut retenir
- Un cadre de dialogue permanent entre gouvernement et secteur privé se met en place pour faciliter les réformes commerciales.
- Les opérateurs demandent une simplification des procédures douanières et une réduction des tracasseries administratives.
- Le Congo prépare ses entreprises à la compétition continentale via la Zlecaf en modernisant ses instruments commerciaux.
- La numérisation du certificat d'origine, engagée à Pointe-Noire, devient un modèle à dupliquer dans d'autres chambres.
Source : Adiac Congo