Une société chinoise de bâtiment a tenu à démentir toute implication dans la procédure disciplinaire engagée contre le magistrat Eddy Narcisse Minang. Après des reportages reliant un différend financier aux raisons de cette suspension, COVEC-Gabon a publié un communiqué pour marquer ses distances face à ces spéculations.
Le malentendu prenait racine dans une querelle commerciale classique. La firme et son partenaire gabonais, ayant échoué à honorer leurs obligations mutuelles, avaient conclu un accord de compensation. Cependant, le partenaire s'est présenté ultérieurement devant le tribunal de commerce de Libreville en demandant des indemnités supplémentaires, contrevenant ainsi à l'accord signé. Un gel conservatoire a affecté une partie des actifs de COVEC-Gabon à l'Union gabonaise de banque. La firme conteste cette décision en appel et a déposé plainte contre son ancien associé pour escroquerie et extorsion.
Dans sa déclaration, COVEC-Gabon a rejeté avec fermeté toute accusation implicite : la société assure n'avoir jamais versé de commissions occultes au magistrat ou à d'autres magistrats du pays. Elle insiste sur le fait que sa querelle commerciale n'entretient aucun lien avec la décision disciplinaire visant le procureur général. Pour la firme, cette clarification revêt une importance capitale : préserver sa réputation dans un contexte où les partenariats sino-gabonais font régulièrement l'objet de scrutin en Afrique centrale.
Ce qu’il faut retenir
- COVEC-Gabon réfute toute implication dans les raisons de la suspension disciplinaire du procureur général Minang
- Un litige commercial distinct oppose la firme à son ancien partenaire gabonais devant la juridiction commerciale
- La société dénonce catégoriquement avoir versé des dessous-de-table à aucun magistrat du Gabon
Source : Gabon Review