Le Cameroun aura manqué de peu la qualification, mais le football africain s'apprête à vivre une édition historique avec dix représentants à la Coupe du Monde 2026. Cette performance record ne doit rien au hasard : elle résulte directement d'une réforme majeure du tournoi qui élargit considérablement les opportunités pour les nations moins établies.
Pour la première fois depuis le passage aux 32 équipes en 1998, la FIFA accueillera 48 sélections au Mondial. Cette expansion transforme radicalement l'ampleur de la compétition : les rencontres passeront de 64 à 104, étalées sur 39 jours au lieu de 29. Un bond spectaculaire de 62,5 % qui ravira les amateurs de football impatients de découvertes.
Ce bouleversement se matérialise dès la phase initiale. Douze groupes remplacent les traditionnels huit, engendrant 72 matchs au premier tour — soit 50 % de plus qu'en 2022. Mais la vraie révolution réside dans le droit à l'erreur : terminer troisième d'une poule suffira désormais à poursuivre l'aventure, grâce à la qualification des huit meilleurs troisièmes. Une disposition qui élimine l'impasse sportive des anciens formats, où une équipe éliminée après deux revers voyait ses derniers matchs vidés de sens.
Enfin, le parcours vers la couronne exigera de franchir cinq étapes éliminatoires au lieu de quatre. Un seizième de finale inédit précèdera le reste du tournoi classique, avec finale prévue au New York New Jersey Stadium le 19 juillet 2026.
Ce qu’il faut retenir
- 48 équipes au lieu de 32 : 104 matchs répartis sur 39 jours, augmentation de 62,5 %.
- Phase de groupes réorganisée en 12 poules : les troisièmes de groupe accèdent aux huitièmes s'ils sont parmi les huit meilleurs.
- Cinq tours éliminatoires obligatoires pour remporter le titre, contre quatre auparavant.
- Dix nations africaines qualifiées, bénéficiaires directes de ce format élargi et plus inclusif.
Source : Le Bled Parle