Face à une urgence humanitaire sans précédent, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a lancé mercredi un cri d'alarme : 18,7 millions de dollars sont nécessaires pour secourir 1,6 million de Tchadiens en situation de vulnérabilité extrême. Le diagnostic est implacable : le financement reste à l'état squelettique, avec seulement 2,5 % des fonds requis mobilisés à ce jour.
Le Tchad connaît actuellement l'une des plus fortes mortalités maternelles de la planète. Cette tragédie quotidienne trouve ses racines dans une convergence de facteurs : des équipements de santé défaillants, des régions meurtries par l'insécurité qui créent des flux de réfugiés internes, et une pauvreté qui confine des millions de femmes à accoucher sans surveillance médicale. Nombreuses sont celles qui affrontent seules les risques de la maternité, sans présence d'un professionnel qualifié.
L'UNFPA tire la sonnette d'alarme : sans engagement urgent des bailleurs de fonds internationaux, les services essentiels en santé génésique risquent de s'effondrer. Les sages-femmes, qui jouent un rôle vital dans les localités éloignées du Tchad, ne pourront plus intervenir. Pour la région CEMAC, où les mêmes défis sanitaires pèsent sur plusieurs pays, ce signal d'alerte revêt une importance stratégique.
Ce qu’il faut retenir
- L'UNFPA demande 18,7 millions USD pour aider 1,6 million de Tchadiens vulnérables, mais seulement 2,5 % du budget est assuré.
- Le Tchad enregistre l'un des plus hauts taux de mortalité maternelle au monde, aggravé par l'insécurité régionale et les déplacements massifs.
- Les sages-femmes restent indispensables dans les zones reculées, mais leur action reste freinée par le manque de ressources.
Source : Tchad Infos