La célébration de l'Aïd el-Adha a mis en lumière une réalité économique frappante dans la capitale congolaise. Alors que de nombreux habitants disposaient des fonds nécessaires pour se restaurer, l'approvisionnement en denrées courantes s'est avéré quasi impossible.
La raison principale de cette pénurie passagère réside dans la forte présence d'expatriés, notamment musulmans, qui animent une part significative du commerce de proximité. Le jour de la Tabaski, ces commerçants, patrons et employés, ont légitimement pris part aux festivités, entraînant la fermeture de nombreux établissements.
Des scènes de quête alimentaire ont ainsi été observées dans plusieurs quartiers, transformant la recherche d'un simple repas en une véritable expédition. Certains citoyens ont exprimé leur frustration face à cette situation, constatant que même l'argent ne suffisait plus à satisfaire leurs besoins essentiels lors de cette journée.
Cet événement, bien que lié à une tradition religieuse, soulève une question fondamentale pour l'économie congolaise : la dépendance vis-à-vis des acteurs extérieurs pour des besoins de base comme l'alimentation. Une réflexion s'impose sur la nécessité de renforcer les capacités de production et de distribution locales pour assurer une meilleure résilience.
Ce qu’il faut retenir
- La Tabaski à Brazzaville a rendu l'approvisionnement alimentaire difficile malgré la présence d'argent.
- La fermeture des commerces tenus par des expatriés musulmans, en congé, a accentué la pénurie.
- L'incident souligne la dépendance de la ville vis-à-vis des commerçants étrangers pour les besoins quotidiens.
- Cet événement invite à repenser la valorisation de la production locale congolaise.
Source : Les Echos du Congo