La nuit du 22 mai a basculé en tragédie dans le quartier Bonangoh de Nkongsamba. Maman Monoue Madeleine, connue de tous sous le surnom affectueux de Mama Mado, a été poignardée par des agresseurs alors qu'elle rentrait à pied après une veillée funèbre. À 68 ans, cette commerçante respectée, pilier discrète du quartier populaire, n'a pas survécu à ses blessures. Les assaillants ont pris la fuite après l'avoir dépouillée de ses effets personnels.
Cette femme incarnait le ciment social des quartiers modestes camerounais : celle qui ouvre tôt, ferme tard, connaît chaque client par son prénom et accorde du crédit à qui en a besoin. Décédée en quelques minutes pour quelques biens matériels, Mama Mado laisse un vide que la communauté peine déjà à concevoir. Plusieurs suspects ont été interpellés dans l'enquête, mais trois autres restent activement recherchés par les autorités de Nkongsamba.
Au-delà du deuil qui étraint ses proches et son quartier, ce meurtre pose une question qui hante depuis longtemps les habitants des villes secondaires camerounaises : qui protège vraiment les plus vulnérables lors de leurs trajets nocturnes ? Zones mal éclairées, patrouilles insuffisantes, itinéraires peu sûrs : Nkongsamba, comme beaucoup de cités du pays, peine à garantir la sécurité de ses résidents en dehors des artères principales.
Ce qu’il faut retenir
- Mama Mado, commerçante de 68 ans, assassinée la nuit du 22 mai dans le quartier Bonangoh après une veillée funèbre.
- Plusieurs suspects interpellés, trois autres en fuite ; enquête en cours menée par les autorités camerounaises.
- Son décès révèle l'insuffisance chronique de la sécurité nocturne pour les personnes âgées, femmes et petits commerçants en zones d'ombre.
Source : Camer.be