Le Sénégal traverse une période d'instabilité politique inédite. Après le limogeage d'Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, c'est au tour d'El Malick Ndiaye de quitter la présidence de l'Assemblée nationale. Cette succession rapide de changements au sommet de l'État révèle des fractures profondes au sein de la majorité qui gouverne depuis les élections de 2024.
Selon les informations qui circulent dans les milieux politiques dakarois, Ousmane Sonko devrait prendre la tête du Parlement dès mardi. Le départ du chef du gouvernement, intervenu il y a quelques jours, s'accompagne donc d'une redistribution majeure des postes clés. Cette manœuvre constituerait une tentative de repositionnement pour l'ancien Premier ministre, qui conserverait ainsi une influence institutionnelle malgré sa sortie de l'exécutif.
Cette succession d'événements soulève des questions sur la solidité de l'alliance entre Faye et Sonko, tous deux arrivés ensemble au pouvoir après un scrutin présidentiel qui devait incarner le renouveau. Les tensions qui émergent depuis trois jours suggèrent que les équilibres politiques se réorganisent rapidement et de manière imprévisible. Les conséquences de cette recomposition restent encore incertaines pour la stabilité institutionnelle du pays.
Ce qu’il faut retenir
- El Malick Ndiaye démissionne de la présidence de l'Assemblée nationale sénégalaise.
- Ousmane Sonko, récemment renvoyé du gouvernement, devrait diriger le Parlement mardi.
- Les relations entre le président Faye et Sonko, alliés historiques, montrent des signes de fragilité.
- Ces changements rapides témoignent d'une reconfiguration profonde du pouvoir au Sénégal.
Source : Le Bled Parle