La région du Haut-Mbomou traverse une phase critique de son histoire sécuritaire. Le 8 juillet en fin d'après-midi, une patrouille conjointe des Forces armées centrafricaines et de renforts russes a essuyé une attaque coordonnée à environ sept kilomètres de Zémio, sur la route menant à Rafaï. Le groupe armé Azandé Ani kpi Gbé (AKG) serait responsable de cette nouvelle flambée de violence qui a coûté la vie à un militaire centrafricain et en a blessé un second. Des informations évoquent également des pertes dans les rangs de l'unité assaillante.
Malgré cet incident, le calme relatif persiste dans le chef-lieu provincial. Les commerces restent ouverts et les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes, selon les témoignages recueillis sur place. Toutefois, cette accalmie superficielle masque une détérioration profonde du climat sécuritaire qui fragilise la région depuis plusieurs semaines.
Le Haut-Mbomou accumule les foyers de tension : affrontements répétés, pertes civiles et militaires, exode de populations et ralentissement des activités économiques. L'aide humanitaire elle-même peine à circuler. Face à cette spirale inquiétante, la population réclame des autorités une réaction immédiate. Renforts sécuritaires durables, sécurisation des grands axes routiers, liberté de mouvement garantie : telles sont les attentes exprimées par les habitants. À ce jour, le gouvernement et l'état-major n'ont formulé aucune déclaration publique sur l'événement.
Ce qu’il faut retenir
- Un soldat tué, un autre blessé lors d'une embuscade tendue à 7 km de Zémio le 8 juillet.
- Le groupe AKG accusé d'orchestrer cette attaque contre la patrouille conjointe FACA-forces russes.
- Population locale plaide pour un renforcement militaire durable et la sécurisation des routes commerciales.
Source : Radio Ndeke Luka