À Libreville, les ministres de l'Enseignement supérieur des 19 nations du CAMES ont jeté les bases d'une transformation majeure de l'institution continentale. Réunie pour sa 43e session ordinaire, l'assemblée a confirmé son intention de positionner cet organisme fondé en 1968 comme moteur incontournable de l'intégration académique africaine.
La Guinée prendra la présidence en 2026, une responsabilité que la Dr Diaka Sidibé a acceptée avec la conviction que « l'espace académique africain doit devenir plus inclusif, plus performant et plus compétitif ». Pour les États de la CEMAC comme le Gabon, cette orientation revêt un enjeu crucial : harmoniser les standards universitaires régionaux et renforcer la mobilité des chercheurs et étudiants.
Le Gabon, hôte de ces assises, demeure un acteur clé de cette dynamique. Le ministre gabonais Pr Charles Edgar Mombo a insisté sur la nécessité d'ériger le CAMES en « institution de référence mondiale » capable d'évaluer la recherche scientifique avec rigueur et d'être un véritable vecteur de développement durable continental. Ces ambitions rappellent que la compétitivité académique africaine passe désormais par des mécanismes d'assurance qualité robustes et une harmonisation des cursus.
Ce qu’il faut retenir
- Le CAMES réaffirme son rôle stratégique d'intégration et d'innovation scientifique pour les 19 pays membres africains et malgaches.
- La Guinée assumera la présidence 2026 de l'institution continentale fondée en 1968 pour accompagner l'enseignement supérieur.
- Le Gabon appelle à moderniser les mécanismes d'évaluation académique et à faire du CAMES une référence internationale.
- Hommage rendu à Pr Bertrand Mbatchi, ancien leader du CAMES, pour son apport aux réformes et à la gouvernance de l'organisation.
Source : Gabon Actu