Vice-président camerounais : Samuel Iyodi dénonce un vide démocratique

La réintroduction du poste de vice-président dans l'architecture institutionnelle du Cameroun soulève des interrogations majeures sur sa légitimité démocratique. Samuel Hiram Iyodi, leader du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3) et ancien candidat à la présidentielle d'octobre 2025, a exposé dimanche 24 mai ses préoccupations lors de son intervention à l'Arène, programme de débat d'Équinoxe télévision.

Au cœur de la controverse : le mécanisme de désignation. Selon la Constitution modifiée, le chef de l'État dispose du pouvoir discrétionnaire de nommer directement son vice-président, sans intervention électorale ni critères clairement définis. Une prérogative que conteste Iyodi, qui y voit une entorse aux principes fondamentaux de la démocratie représentative.

Le politique camerounais souligne une contradiction majeure : alors que le vice-président peut accéder à la présidence en cas de vacance ou d'empêchement du titulaire, il n'aura pas reçu le mandat populaire. Cette anomalie institutionnelle prive les citoyens de leur souveraineté électorale sur une charge susceptible de diriger le pays jusqu'à la fin du mandat présidentiel en cours.

Ce qu’il faut retenir

  • Le vice-président camerounais sera nommé par le chef d'État, excluant l'élection populaire et la transparence des critères de sélection.
  • En cas de vacance, un leader non élu par les Camerounais pourrait diriger jusqu'à l'expiration du mandat présidentiel.
  • Samuel Iyodi réclame une désignation électorale calquée sur le modèle de l'ancien État fédéral pour restaurer la légitimité populaire.
  • La révision constitutionnelle aurait introduit ce poste sans annonce claire du chef de l'État dans son agenda politique initial.

Source : Journal du Cameroun

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