Le gouvernement tchadien a créé, par arrêté du 1er juillet 2026, une structure de vigilance chargée de gérer les litiges émergents lors du troisième grand comptage démographique du pays. Cette initiative répond à l'enjeu crucial de la cartographie territoriale, domaine historiquement sensible dans la région du Sahel.
Pilotée par Goundoul Vikama et Ali Mbodou Mbodoumi, la nouvelle instance opérera en continu jusqu'au 21 juillet, date limite des opérations. Elle regroupera l'Institut national de la statistique (INSEED), le ministère de l'Aménagement territorial et des experts externes.
Ses responsabilités couvrent l'enregistrement immédiat des réclamations sur le terrain, l'examen accéléré des contestations relatives aux frontières locales, et la rédaction de rapports synthétiques. Le format « ad hoc » souligne le caractère urgent et temporaire de ce mécanisme, directement aligné sur le calendrier du RGPH-3. Pour les pays du Bassin du Congo et du Sahel, où les délimitations administratives demeurent souvent litigieuses, cette expérience tchadienne constitue un modèle d'anticipation des blocages logistiques.
Ce qu’il faut retenir
- Deux ministres lancent un comité de surveillance destiné à résoudre instantanément les conflits frontaliers durant le dénombrement
- La structure fonctionne sans interruption jusqu'à mi-juillet, dotée de représentants gouvernementaux et de conseillers indépendants
- L'initiative privilégie la documentation exhaustive pour dégager des enseignements au-delà des opérations statistiques imminentes
Source : Tchad Infos