La commune de Haraze-Mangueigne a connu, le 27 août 2026, un moment de rassemblement inédit autour d'une préoccupation majeure : l'absence prolongée de pluies. Devant les déficits pluviométriques qui menacent les activités agricoles et pastorales, la communauté musulmane locale s'est mobilisée collectivement pour une démarche spirituelle.
Sur la place publique de la localité, des centaines de fidèles se sont réunis pour accomplir la Salat Al-Istisqa, une supplique coranique adressée au Tout-Puissant en période de sécheresse. L'imam de la Grande Mosquée, Daha Ibet, a conduit cette prière solennelle marquée par la gravité de la situation climatique régionale.
Cette initiative reflète une réalité qui touche bien au-delà du Tchad : dans la bande sahélo-saharienne, dont la zone CEMAC, les irrégularités pluviométriques compromettent chaque année les récoltes et l'élevage, piliers économiques de millions de familles. Après les deux raka'ât rituels, les responsables religieux ont exhorté l'assemblée au repentir collectif et à la solidarité, avant que les fidèles n'adressent leurs invocations vers le ciel, implorant des précipitations abondantes et bénéfiques pour le département.
Ce qu’il faut retenir
- Une prière collective dédiée à l'invocation de la pluie réunit autorités, fidèles et leaders religieux le 27 août à Haraze-Mangueigne.
- Le déficit pluviométrique menace directement l'agriculture et l'élevage, ressources essentielles pour les habitants du département.
- L'imam Daha Ibet a dirigé cette Salat Al-Istisqa, accompagnée d'exhortations au repentir et à la fraternité entre fidèles.
Source : Tchad Infos