La Caisse nationale de sécurité sociale du Burkina Faso intensifie sa lutte contre le travail souterrain. Une opération de contrôle menée les 4 et 5 septembre 2026 dans les régions de Nando et du Kadiogo a ciblé les établissements informels — caves et bars — où les pratiques de non-déclaration des employés restent massives.
Le constat est accablant : malgré l'existence d'obligations légales strictes et de sanctions pénales, de nombreux exploitants refusent d'inscrire leurs salariés, minimisent les effectifs réels, ou omettent de verser les cotisations obligatoires. Cette évasion systématique mine la stabilité financière du régime de protection sociale et crée une concurrence déloyale entre entreprises régulières et clandestines.
Le Directeur général Herman Yacouba Nacambo a explicitement visé ce secteur économique en plein développement, capable de générer d'importantes cotisations sociales s'il était régularisé. Les équipes ont sillonné Koudougou, Kokologho, Tanghin-Dassouri et Ouagadougou pour rencontrer les tenanciers, clarifier leurs obligations légales et amorcer la régularisation des travailleurs fantômes. Cette campagne ne demeure que le prélude : d'autres régions sont annoncées dans les semaines à venir, assortie d'une promesse de contrôles renforcés sur tout le territoire.
Ce qu’il faut retenir
- Opération spéciale dans les caves et débits : ciblage du secteur informel à fort potentiel d'affiliation et d'emploi caché.
- Sensibilisation des employeurs : rappel des obligations légales de déclaration et paiement des cotisations sociales obligatoires.
- Extension à venir : la CNSS poursuivra ses interventions sur l'ensemble du pays pour protéger les travailleurs oubliés.
Source : Burkina 24