Réparations esclavage : Jamaïque interpelle Charles III, Londres ferme la porte

La Jamaïque a officiellement demandé au roi Charles III de considérer des réparations pour l'esclavage transatlantique. Une démarche inédite au sein du Commonwealth qui se heurte à un refus catégorique du gouvernement britannique. Downing Street affirme qu'aucun dédommagement ne sera versé, tout en reconnaissant la "nature odieuse" de la traite négrière.

La ministre jamaïcaine de la Culture, Olivia Grange, a symboliquement déposé une pétition au Royaume-Uni, cherchant à établir la légalité de l'esclavage selon le droit anglais et international, et la responsabilité juridique du Royaume-Uni. Cette initiative vise à relancer un débat sensible sur les conséquences de plusieurs siècles de servitude.

Si le gouvernement britannique ferme la porte aux réparations financières, le palais de Buckingham, par la voix d'un porte-parole, a rappelé l'engagement du roi Charles III à mieux comprendre l'histoire de l'esclavage et à trouver des voies pour réparer les préjudices passés. Cette position contraste avec celle de l'Église d'Angleterre, qui a promis un fonds de 100 millions de livres pour investir dans les communautés affectées.

Ce qu’il faut retenir

  • La Jamaïque demande officiellement des réparations pour l'esclavage au roi Charles III.
  • Le gouvernement britannique refuse catégoriquement tout versement de dédommagements financiers.
  • Londres reconnaît la gravité historique de la traite négrière mais souhaite se projeter vers l'avenir.
  • L'Église d'Angleterre a déjà alloué 100 millions de livres pour des projets liés à l'héritage de l'esclavage.

Source : Burkina 24

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