Alors que les élections législatives et municipales approchent, le parti au pouvoir au Cameroun traverse une crise profonde. Le secrétaire général, Jean Nkuété, a récemment réuni les cadres pour tenter de masquer des luttes intestines féroces, un népotisme généralisé et un désamour croissant de la base.
Ces tensions éclatent particulièrement lors de la désignation des candidats, une étape cruciale où s'expriment les guerres de clans pour le contrôle des investitures. L'absence prolongée du président Paul Biya, actuellement en Suisse, exacerbe ces divisions et fragilise la légitimité statutaire du parti. Ces problèmes, combinés à un rejet par une partie de la base militante lassée des élites, placent le RDPC dans une position délicate.
Face à ces défis, le parti doit impérativement reconquérir des territoires clés, séduire la jeunesse et regagner la confiance de ses militants pour espérer conserver sa domination lors des prochains scrutins.
Ce qu’il faut retenir
- Le RDPC est miné par des luttes intestines et des guerres de clans lors de la sélection des candidats.
- L'absence prolongée du président Paul Biya accentue la fragilité et les questions de légitimité du parti.
- Une partie de la base militante exprime un rejet des élites vieillissantes et des pratiques de népotisme.
- Les prochaines élections législatives et municipales s'annoncent sous haute tension pour le parti au pouvoir.
Source : Camer.be