En Centrafrique, la localité de Yaboni, située à une quarantaine de kilomètres de Gallo, connaît une crise humanitaire majeure. Des anciens combattants du groupe 3R, signataires d'un accord de paix avec le gouvernement, y imposent un contrôle autoritaire accompagné de réquisitions forcées auprès des exploitants artisanaux d'or.
Les tensions ont dégénéré en drame lorsqu'un jeune commerçant local, Tigani, a refusé de verser une « taxe » de 150 000 francs CFA exigée par ces éléments. Arrêté et violemment frappé, l'homme a succombé à ses blessures sur place. Le chef du village, qui s'est présenté pour demander des explications, a reçu une balle à la jambe tirée à bout portant par l'un des assaillants.
La situation s'est aggravée lors du weekend : après une brève visite des forces armées, les ex-rebelles ont intensifié leur terreur en tirant massivement à l'arme automatique sur la population qui s'enfuyait vers la brousse. Le bilan inclut des maisons incendiées et un pillage systématique des biens. Le village, désormais vidé de ses habitants, porte les stigmates d'une violence sans précédent. Cet épisode illustre les défis persistants liés aux groupes armés en Centrafrique et aux difficultés du processus de pacification régional.
Ce qu’il faut retenir
- Un commerçant d'or, Tigani, a été battu à mort pour avoir refusé une taxe illégale de 150 000 FCFA imposée par d'anciens combattants.
- Le chef de village a reçu une balle à la jambe en demandant des comptes sur ce meurtre.
- Après le passage des forces de sécurité, les ex-combattants ont incendié les habitations et pillé le village devenu désert.
Source : Corbeau News Centrafrique