L'épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la République Démocratique du Congo, la plus rapide de l'histoire du pays, se heurte à des obstacles majeurs. Les agents de santé, essentiels à la détection et au suivi des cas, dénoncent un manque criant de moyens, mettant en péril l'efficacité de la lutte contre le virus.
Le personnel de terrain, qui sillonne les communautés pour identifier les contacts et sensibiliser la population, peine à mener à bien sa mission. Le retard de paiement des salaires, parfois de plusieurs mois, démotive ces acteurs de première ligne. De plus, les difficultés de déplacement limitent leur capacité à couvrir les zones affectées.
Cette situation a conduit à des mouvements de protestation, comme la grève observée au centre de traitement de Nizi, entraînant des fermetures temporaires et ralentissant la prise en charge des malades. Le système de surveillance, censé suivre le rythme effréné du virus, montre des signes de faiblesse, impactant directement l'ensemble des efforts de réponse.
Alors que le bilan s'alourdit, avec plus de 4 300 cas et 2 000 décès, la menace de désinformation et la méfiance des communautés locales, parfois exacerbées par des groupes armés, compliquent encore une situation déjà tendue, d'autant que le virus en cause, Ebola Bundibugyo, ne dispose pas encore de traitement spécifique.
Ce qu’il faut retenir
- Les agents de santé en RDC luttent contre Ebola avec des salaires impayés depuis des mois.
- La mobilité réduite du personnel et le manque d'équipements essentiels entravent la recherche des contacts.
- Des grèves et des menaces de groupes armés fragilisent la réponse à l'épidémie.
- La souche du virus Ebola en cause est rare et ne possède pas encore de traitement approuvé.
Source : Africanews