Le procès relatif à l'affaire Martinez Zogo a pris un tournant crucial au Tribunal militaire de Yaoundé. Le colonel Otoulou, ancien commandant de la Légion de gendarmerie du Centre, a été le 34ᵉ témoin à charge et a livré un témoignage détaillé sur la gestion de la Direction générale de la Recherche extérieure (DGRE) par Léopold Maxime Eko Eko, alors à la tête de cette institution.
Dans ses déclarations, le colonel Otoulou a remis en question la conduite des enquêtes au sein des services de renseignement. Il a évoqué une attitude de Maxime Eko Eko, qualifiée de péremptoire, lors de sa première déclaration, où il aurait recommandé de se tourner vers d'autres personnes impliquées plutôt que de répondre aux enquêteurs.
Par ailleurs, le colonel a souligné des contradictions dans la gestion des enquêtes internes de la DGRE, notamment l'absence d'enquêtes malgré la découverte d'un dispositif de vidéosurveillance. Cette situation soulève des doutes sur la responsabilité de l'ancien directeur général. D'autres éléments, tels que la demande de huis clos par la défense et la disparition de téléphones, renforcent les soupçons autour de cette affaire complexe.
Ce qu’il faut retenir
- Le colonel Otoulou a remis en cause la gestion de Maxime Eko Eko à la DGRE.
- Eko Eko aurait suggéré d'interroger d'autres personnes au lieu de répondre aux enquêteurs.
- L'absence d'enquête interne suscite des interrogations sur les responsabilités à la DGRE.
- Des éléments comme la demande de huis clos et la disparition de téléphones compliquent l'affaire.
Source : Le Bled Parle