À trois semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, la sélection de football de la RDC traverse une épreuve inédite. Les autorités américaines ont décidé d'imposer une quarantaine stricte de trois semaines aux « Léopards » avant leur débarquement sur le territoire des États-Unis. Cette mesure drastique répond aux préoccupations sanitaires liées à la résurgence du virus Ebola dans l'est du pays.
Actuellement mobilisés en Belgique pour la préparation technique, les joueurs congolais ont d'ores et déjà activé une bulle sanitaire renforcée dès l'annonce de cette décision. Andrew Giuliani, qui pilote le dossier Coupe du monde depuis la Maison Blanche, a précisé que tout nouveau membre ajouté au groupe devra respecter une isolation individuelle, minimisant ainsi tout risque épidémiologique.
L'enjeu pour Kinshasa est majeur : les autorités américaines ont clairement indiqué que l'apparition d'un seul cas symptomatique au sein de la délégation pourrait compromettre la participation de la RDC au tournoi. Houston accueillera le siège opérationnel des Léopards, qui affronteront le Portugal le 17 juin, puis la Colombie et l'Ouzbékistan.
Parallèlement, Washington envisage de restreindre l'accès au territoire aux supporters originaires de la RDC. Ceux munis d'un passeport congolais devront justifier une absence de plus de trente jours de leur pays d'origine, une exigence qui s'applique aussi aux délégués officiels.
Ce qu’il faut retenir
- Washington soumet les Léopards à trois semaines d'isolement obligatoire avant leur arrivée aux États-Unis
- L'épidémie d'Ebola en RDC explique cette mesure sans précédent pour l'équipe nationale de football
- Supporters et officiels congolais devront prouver une absence d'au moins trente jours du sol national
- Toute contamination déclarée au sein du groupe menace directement la qualification américaine du pays
Source : Les Echos du Congo