Dans un contexte politique tendu, Maurice Kamto, dirigeant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a décidé de saisir le Conseil constitutionnel. Cette action fait suite à la prorogation controversée du mandat des conseillers municipaux, décidée par un décret présidentiel le 4 mai 2026. Kamto dénonce une violation manifeste de la Constitution et accuse le gouvernement de dépasser ses prérogatives en matière législative.
L'opposant affirme que la récente modification du code électoral, qui permet au président de prolonger le mandat des élus locaux au-delà de 18 mois, est illégale. Selon lui, la loi adoptée le 14 avril 2026 ne prévoit pas d'effet rétroactif, ce qui signifie que les mandats auraient dû prendre fin le 9 août 2026. Kamto insiste sur le fait que le décret présidentiel constitue une atteinte à la démocratie et à la séparation des pouvoirs.
En vertu de ces arguments, il prédit que, dès le 1er juin 2026, il y aura une vacance légale des conseils municipaux à travers le pays. Cela pourrait générer une crise institutionnelle, poussant Kamto à exiger la convocation rapide d'élections municipales. Toutefois, il reste sceptique quant aux chances de succès de sa démarche devant un Conseil constitutionnel souvent perçu comme peu réceptif aux requêtes d'opposition.
Ce qu’il faut retenir
- Maurice Kamto conteste la prorogation des conseillers municipaux au Cameroun.
- Il accuse le régime d'avoir violé la Constitution par un décret présidentiel.
- Kamto prédit une vacance légale des conseils municipaux à partir de juin 2026.
- Il appelle à des élections municipales en raison de la situation institutionnelle critique.
Source : Journal du Cameroun