Un an après les opérations d'expulsion menées en juin 2025 dans plusieurs quartiers du deuxième arrondissement de Libreville, plusieurs centaines de familles attendent toujours une solution de relogement. Le Collectif des résidents déguerpis a décidé de rendre publique cette situation lors d'une conférence vendredi, en interpellant directement le président de la République.
Parmi les populations concernées figurent des veuves, des personnes du troisième âge, des mères célibataires et leurs enfants, tous confrontés à des conditions de vie précaires. Le porte-parole du collectif, Moukinda Géraud Phil Sorin, a dénoncé une application inégale des critères de relogement : certains foyers ont obtenu un logement tandis que d'autres restent sans réponse, sans explication claire.
Le collectif demande davantage de clarté sur les procédures, notamment la publication des listes des bénéficiaires actuels, des personnes en attente et des rapports d'exécution. Il réclame également la création d'une commission indépendante pour réexaminer les dossiers, une indemnisation justifiée des préjudices et un soutien immédiat pour les cas les plus vulnérables. Tout en affirmant son attachement au développement urbain de la capitale, le collectif plaide pour un dialogue constructif avec le gouvernement.
Ce qu’il faut retenir
- Environ un an après les déguerpissements de juin 2025, plusieurs centaines de familles librevilloises attendent toujours un relogement
- Les critères d'attribution demeurent opaques, avec des relogements accordés à certains tandis que d'autres restent sans réponse
- Le collectif sollicite une commission de réexamen, une indemnisation et une aide d'urgence pour les ménages les plus vulnérables
Source : Gabon Actu