Le Forum africain de l'eau s'est clôturé jeudi à N'Djamena après deux jours de débats intenses sur la crise hydrique du continent. Le Gouvernement tchadien et ses partenaires internationaux ont tiré la sonnette d'alarme : les promesses doivent devenir réalité, sous peine de laisser 30 millions de personnes dans l'impasse.
Durant ce sommet placé sous la bannière « De la vision à l'action », dirigeants africains, bailleurs de fonds et spécialistes ont convergé vers un diagnostic partagé. Les populations africaines attendent davantage qu'une énième déclaration : elles réclament une eau accessible, fiable et équitablement distribuée. Farouk Mollah Banna, représentant du Groupe de la Banque mondiale, a souligné que la réussite de cet événement se mesurera à l'aune des projets qui verront le jour dans les mois à venir, et non aux seuls documents signés.
Le Premier ministre Allah Maye Halina a placé le bassin du lac Tchad au cœur de cette mobilisation continentale. Au-delà des seules frontières du Tchad, cet écosystème fragile concentre des enjeux existentiels : sécurité alimentaire, stabilité régionale et prospérité économique pour des dizaines de millions d'habitants. Le chef du gouvernement appelle à transformer le lac Tchad en priorité africaine et mondiale, reconnaissant l'urgence à agir.
Ce qu’il faut retenir
- Le Forum africain de l'eau s'est terminé à N'Djamena avec un appel à l'action concrète pour l'accès hydrique.
- Plus de 30 millions de personnes dépendent de la préservation du bassin du lac Tchad pour leur survie.
- Le Gouvernement tchadien et la Banque mondiale insistent sur la transformation rapide des engagements en projets tangibles.
Source : Tchad Infos