L'intelligence artificielle générative s'immisce dans les zones de conflit, devenant un outil de manipulation et de propagande. Une étude récente met en lumière son utilisation croissante par divers acteurs, y compris des groupes armés et des puissances étrangères, au cœur de la tourmente malienne.
Cette technologie, capable de créer du contenu textuel, visuel et audio de manière autonome, amplifie les discours et les récits divergents. Elle est ainsi employée pour exacerber les tensions internes et influencer l'opinion publique dans des régions déjà fragiles.
Des groupes comme Az-Zallaqa, affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad, un mouvement séparatiste, seraient parmi ceux qui exploitent cette nouvelle donne technologique pour leurs campagnes de communication. L'enjeu est de taille dans un Sahel où la bataille informationnelle se joue désormais sur tous les fronts.
Cependant, l'étude pointe également du doigt des acteurs étatiques aux méthodes plus avancées. La Russie et son organisation Africa Corps auraient orchestré des opérations d'influence sophistiquées, utilisant l'IA pour diffuser massivement des messages en anglais et en français ciblant l'Afrique subsaharienne. Meta et OpenAI ont d'ailleurs identifié de telles manœuvres en 2024, soulignant l'ampleur de cette guerre de l'information.
Ce qu’il faut retenir
- L'intelligence artificielle générative est de plus en plus utilisée dans les conflits, notamment au Mali.
- Des groupes armés et des puissances étrangères exploitent l'IA pour la propagande.
- La Russie et Africa Corps sont identifiés comme utilisateurs avancés de cette technologie.
- L'IA permet de créer et diffuser massivement des contenus trompeurs.
Source : Africanews