Les archives de GQLeaks, vaste fuite de données des serveurs de l'administration équato-guinéenne, révèlent les rouages d'une négociation commerciale majeure impliquant le groupe pétrolier national. Au cœur de ce dossier : Fernando Tuku López, figure discrète mais influente dans l'entourage rapproché de l'ancien patron de GEPetrol.
Selon Diario Rombe, des correspondances électroniques datées de 2016 et 2017 documentent pour la première fois l'implication active de Fernando Tuku López, surnommé « Doti López », dans la structuration d'un partenariat stratégique. Le 8 mars 2017, cet interlocuteur de confiance transmet un projet d'accord à Vicente Nze Elomba, coordinateur clé du consortium privé en négociation avec la compagnie pétrolière d'État. Le courrier atteste son rôle opérationnel : collecte des observations, circulation des documents, harmonisation des échanges entre les parties.
Cette alliance débouche sur la création d'une société mixte entre GEPetrol et le consortium OEPS-GEIS, destinée aux services pétroliers spécialisés. Le consortium international contrôlait 51 % du capital tandis que GEPetrol en conservait 49 %. L'enquête montre que Fernando Tuku López, contrairement à son frère Carlos impliqué dans des montages similaires, a maintenu un profil particulièrement discret, assumant des missions délicates en Afrique de l'Ouest sous mandat d'Antonio Oburu Ondo.
Ce qu’il faut retenir
- Fernando Tuko López intervient activement dans la négociation d'un accord joint-venture entre GEPetrol et le consortium OEPS-GEIS en 2017.
- Les données GQLeaks documente pour la première fois son rôle opérationnel dans une transaction économique de grande ampleur.
- La société mixte visait à fournir des services pétroliers spécialisés, le consortium privé détenant la majorité du capital social.
- Malgré son influence auprès d'Antonio Oburu Ondo, Fernando Tuko López a conservé un profil nettement plus discret que ses proches.
Source : Diario Rombe