À peine un mois après son intégration au portefeuille public camerounais, General Bank of Cameroon franchit une nouvelle étape décisive. L'établissement, issu du rachat par l'État des parts de Société Générale pour 129 milliards de FCFA, doit augmenter son capital social lors d'une assemblée générale fixée au 5 juin 2026 à Douala.
Le contexte est clair : la Commission bancaire de l'Afrique centrale a rehaussé à 25 milliards de FCFA le capital minimum des banques opérant dans la zone Cemac. Or, General Bank of Cameroon demeure adossée à un capital de seulement 12,5 milliards, hérité des anciennes structures de Société Générale Cameroun. Cette lacune prudentielle impose donc une recapitalisation substantielle.
Cette opération marque bien plus qu'une simple formalité réglementaire. Elle symbolise la transition managériale de l'établissement, passé d'un groupe français à un contrôle d'État camerounais qui détient désormais 83,68% du capital. Les autorités n'ont pas caché leur ambition : à moyen terme, d'autres partenaires stratégiques privés pourraient intégrer l'actionnariat, transformant progressivement la structure capitalistique.
L'assemblée du 5 juin examinera aussi les comptes 2025 et validera plusieurs décisions de gouvernance, dont l'arrivée d'un nouveau représentant de SanlamAllianz Cameroun Assurances SA. Un contexte où la trajectoire future de cette banque-clé du secteur financier camerounais se dessine progressivement.
Ce qu’il faut retenir
- Le capital doit passer de 12,5 à 25 milliards minimum pour respecter les normes Cobac en vigueur.
- L'État contrôle 83,68% de la banque depuis l'acquisition des parts de Société Générale pour 129 milliards FCFA.
- Ouverture possible à de nouveaux investisseurs privés dans la phase de recapitalisation prévue.
Source : Investir au Cameroun