Une affaire présumée de manipulation de documents fiscaux secoue actuellement les milieux administratifs. Selon des informations relayées par le lanceur d’alertes Boris Bertolt, le représentant de la société TRAGEDEL aurait sollicité l’intervention de Joseph ODI, Chef de Division des Enquêtes, de la Programmation et du Suivi du Contrôle Fiscal, afin d’obtenir une quittance d’enregistrement sans s’acquitter de l’intégralité des frais dus au Trésor public.
En effet, Joseph ODI se serait appuyé sur un administrateur du système informatique de la Direction générale des impôts (DGI) pour générer une quittance apparemment authentique. Cette opération aurait été rendue possible par une procédure interne permettant un apurement manuel des quittances, ouvrant ainsi la voie à des manipulations sans paiement effectif.
Cependant, l’opération aurait été compromise par une erreur dans le calcul du montant total figurant sur la quittance. Cette incohérence a permis de mettre en évidence des anomalies.

L’activiste nous apprend aussi qu’une analyse comparative entre la quittance produite et les mentions d’enregistrement figurant sur le contrat révèle en effet des divergences notables, notamment au niveau des numéros et des montants. Ces écarts laissent penser que le document aurait été généré après coup, puis antidaté, possiblement avec la complicité d’un agent disposant d’un accès au système informatique de la DGI.