Le Caire a prononcé des verdicts capitaux contre une présentatrice égyptienne de renom et une douzaine de ses complices, reconnus coupables d'avoir orchestré un vaste réseau de distribution de stupéfiants. Sarah Khalifa, 39 ans, animait jusqu'à récemment une émission populaire dédiée aux enquêtes criminelles sur une chaîne de télévision privée. Ses avocats ont d'ores et déjà annoncé leur intention de contester la sentence devant les instances d'appel.
Les investigations ont révélé une opération sophistiquée : les suspects auraient importé massivement des précurseurs chimiques destinés à la fabrication illégale de produits stupéfiants. Les perquisitions menées par les autorités dans deux appartements-laboratoires ont permis de saisir plus de 750 kilogrammes de substances narcotiques et de matières premières, auxquelles s'ajoutaient des armes à feu et des munitions entreposées sur les lieux.
Cette affaire intervient dans un contexte judiciaire égyptien marqué par l'application stricte de la peine capitale pour les crimes graves. Khalifa cumulait déjà une condamnation antérieure : cinq années de prison pour séquestration et violences commises contre un tiers. Elle comparaissait également aux côtés de 26 autres mis en cause dans le dossier initial, parmi lesquels son propre frère.
Ce qu’il faut retenir
- Plus de 750 kg de substances narcotiques découverts dans deux laboratoires clandestins du Caire.
- La présentatrice de l'émission « Mission difficile » encourt l'appel de sa condamnation à la peine capitale.
- En Égypte, 541 condamnations à mort ont été prononcées l'année précédente pour diverses infractions graves.
Source : Alwihda Info