La lutte contre la corruption dans la région de l'Adamaoua, au Cameroun, était au cœur d'un atelier de trois jours qui s'est tenu récemment à Ngaoundéré. Cet événement visait à évaluer le plan d'action régional 2025 et à préparer celui de 2026, tout en renforçant les capacités des acteurs engagés dans ce combat.
Le gouverneur de la région, Kildadi Taguiéké Boukar, a ouvert les travaux en soulevant une question cruciale : l'Adamaoua, souvent perçue comme une région prospère, peut-elle être un terreau pour la corruption ? La présence du président de la Conac, le Révérend Dr Dieudonné Massi Gams, a souligné l'importance nationale de cette initiative.
Les discussions ont mis en lumière les conséquences néfastes de ce fléau sur le développement régional. Des chantiers publics inachevés, dus à des entreprises fictives ou manquant de moyens, engloutissent des sommes considérables du budget national. Le gouverneur a insisté sur la nécessité de réduire ce phénomène pour améliorer les statistiques et éveiller les consciences des responsables locaux. Pour la Conac, ces dysfonctionnements sont directement liés à la corruption orchestrée par certains Camerounais.
Ce qu’il faut retenir
- Évaluation du plan d'action anti-corruption 2025 et préparation de celui de 2026 en Adamaoua.
- Le gouverneur souligne les impacts négatifs de la corruption sur le développement régional.
- Renforcement des capacités des acteurs locaux dans la lutte contre le phénomène.
Source : Cameroon Tribune