L'Organisation météorologique mondiale (OMM) vient de publier son rapport annuel sur le climat en Afrique, révélant une situation préoccupante. Le continent se réchauffe à un rythme plus rapide que la moyenne mondiale, un constat alarmant qui pourrait avoir des répercussions désastreuses sur les populations locales.
Depuis 1991, les températures en Afrique augmentent de manière significative, dépassant celles des trois décennies précédentes. En 2025, les moyennes annuelles des températures ont atteint des niveaux records, avec une élévation d'environ 0,51 °C par rapport à la période 1991-2020. L'Afrique du Nord, et notamment les côtes méditerranéennes d'Algérie et de Tunisie, figurent parmi les zones les plus affectées.
Les conséquences de ce réchauffement se font déjà sentir, avec au moins 13 millions de personnes touchées par des événements climatiques extrêmes et plus de 3 000 décès associés. Les inondations, particulièrement meurtrières au Nigeria et en République Démocratique du Congo, ainsi que la sécheresse en Afrique de l'Est, exacerbent la vulnérabilité des populations. Les glaciers africains, notamment ceux du mont Kilimandjaro, continuent de fondre, perdant plus de 90 % de leur superficie depuis le XIXe siècle.
Face à cette situation critique, l'OMM appelle à un renforcement des systèmes d'alerte précoce. Seuls 40 % des pays africains disposent de tels systèmes efficaces. Des avancées prometteuses sont observées grâce à une collaboration accrue entre les services météorologiques et les autorités locales, mais un effort collectif reste indispensable pour faire face à ce défi climatique.
Ce qu’il faut retenir
- L'Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, selon l'OMM.
- Plus de 13 millions de personnes ont été touchées par des calamités climatiques en 2025.
- La fonte des glaciers africains a dépassé 90 % de leur surface depuis 1900.
- Seuls 40 % des pays africains possèdent des systèmes d'alerte précoce efficaces.
Source : Tchad Infos