À Bonabéri, dans le quartier Ndobo de Douala, un drame familial d'une gravité extrême vient de secouer la communauté locale. Une adolescente de 13 ans a mis au monde un enfant dont le géniteur n'est autre que son propre grand-père, Papa Tenia, un sexagénaire actuellement placé en détention préventive.
La découverte du crime s'est opérée de manière fortuite, lorsque la mère de l'adolescente a surpris son père en compagnie de sa fille dans une situation compromettante. Horrifiée, elle a immédiatement mobilisé les voisins et alerté les autorités. Confronté à ses actes, le suspect a avoué être le père biologique du nourrisson de six mois, ce qui fait de lui simultanément le père et l'arrière-grand-père de l'enfant—une aberration juridique et morale qui témoigne de l'ampleur du forfait.
Ce cas n'est malheureusement pas isolé. Il reflète une tendance préoccupante des violences sexuelles intrafamiliales qui gagnent du terrain au Cameroun. Selon les observateurs, ces abus sembleraient s'être banalisés, révélant ainsi les failles criantes d'un système de protection des mineurs défaillant. Malgré l'arsenal légal camerounais qui prévoit des peines sévères—réclusion criminelle de 10 à 20 ans pour viol, voire à perpétuité lorsque la victime est mineure—l'impunité persiste, alimentée par la honte, les pressions familiales et la culture du silence qui entoure ces crimes.
Ce qu’il faut retenir
- Un grand-père sexagénaire avoue avoir engrossé sa petite-fille de 13 ans à Bonabéri, Douala.
- La mère a découvert l'infamie en surprenant le suspect et a alerté les voisins ainsi que la gendarmerie.
- Le crime s'inscrit dans une recrudescence des abus sexuels intrafamiliales au Cameroun, jugée alarmante par les observateurs.
- La législation camerounaise prévoit des peines allant jusqu'à la perpétuité pour inceste et viol sur mineur.
Source : Camer.be