La situation politique au Cameroun est marquée par l'absence prolongée du président Paul Biya, qui n'a pas été vu en public depuis son départ pour l'Europe le 7 juin 2026. L'absence du chef de l'État soulève des inquiétudes quant à la vacance du pouvoir, alors que le pays traverse une période de flottement institutionnel. Le juriste Pr Jean Calvin Aba'a Oyono interpelle le Conseil constitutionnel, l'accusant de négligence face à cette crise potentielle.
Depuis quarante jours, le président Biya, âgé de 93 ans, demeure injoignable, suscitant des interrogations sur son état de santé. Selon certaines sources, il se trouverait à Genève pour des soins médicaux. Cette situation a engendré un climat de tension au sein des institutions, avec peu d'activités gouvernementales notables, à l'exception de quelques décrets liés aux Forces de Défense.
Le Pr Aba'a Oyono souligne que l'absence d'un vice-président, qui devrait normalement prendre le relais en cas de vacance, complique davantage la situation. Ce vide institutionnel pourrait mener à une crise constitutionnelle, selon les experts. Les critiques envers le Conseil constitutionnel se multiplient, certains y voyant un manque d'indépendance et une incapacité à défendre les droits fondamentaux face au pouvoir exécutif. Le climat politique est donc à la vigilance, alors que les rumeurs autour de l'état de santé de Biya continuent de circuler.
Ce qu’il faut retenir
- Paul Biya est absent depuis le 7 juin 2026, laissant le pays dans l'incertitude.
- Le Pr Aba'a Oyono accuse le Conseil constitutionnel de négligence face à cette crise.
- L'absence d'un vice-président complique la situation juridique au Cameroun.
- Le climat politique est tendu, avec des appels à la transparence et à l'action.
Source : Camer.be