Le parc automobile camerounais, l'un des plus anciens d'Afrique avec un âge moyen de 18 ans, pose d'énormes défis sécuritaires, sanitaires et économiques. Face à cette réalité, l'arrivée de véhicules neufs chinois à des prix compétitifs pourrait offrir une solution inattendue.
Avec plus de 92% des 3 millions de véhicules recensés en 2023 ayant dépassé les 15 ans, le Cameroun croule sous une flotte de véhicules obsolètes. Cette vétusté n'est pas sans conséquences : elle est directement impliquée dans une part significative des accidents de la route, contribuant à une insécurité routière alarmante. Les statistiques révèlent que l'état mécanique des voitures est une cause majeure d'accidents, se classant juste derrière l'excès de vitesse.
Au-delà des risques d'accidents, cette situation impacte gravement la santé publique et l'environnement. Les émissions polluantes des véhicules anciens, plus élevées que celles des modèles récents, aggravent la qualité de l'air dans les grandes villes comme Douala et Yaoundé, favorisant les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Sur le plan économique, la vétusté du parc coûte cher : entre les recettes douanières potentiellement perdues et les dépenses engendrées par les accidents et l'entretien coûteux des vieilles mécaniques, le manque à gagner est considérable pour l'État et les ménages.
Ce qu’il faut retenir
- Le parc automobile camerounais affiche un âge moyen de 18 ans, avec plus de 92% de véhicules de plus de 15 ans.
- La vétusté des véhicules est une cause directe d'accidents, impactant la sécurité routière et la santé publique.
- Des véhicules neufs chinois, proposés à des prix attractifs, pourraient rajeunir le parc et réduire les coûts d'entretien et de pollution.
- Des réformes fiscales et une ouverture aux importations sont nécessaires, mais un relèvement du pouvoir d'achat reste essentiel.
Source : News du Cameroun