Le Cambodge durcit sa politique migratoire. Les autorités de Phnom Penh ont publié un avis officiel le 28 mai fixant une limite incontournable : tous les ressortissants africains en situation irrégulière doivent abandonner le territoire avant le 31 mai. Cette directive émane directement du département général de l'immigration, via une missive du lieutenant-général Som Sopheak.
Parmi les concernés figurent des citoyens du Cameroun, du Ghana, du Kenya et de l'Ouganda. Même ceux ayant déjà acquitté leurs pénalités administratives n'échappent pas à l'ordre d'expulsion. Le gouvernement cambodgien entend faire respecter cet ultimatum sans compromis.
Les contrevenants qui resteraient après cette date s'exposent à des conséquences drastiques : deux années d'emprisonnement suivies d'une amende de 8 000 dollars américains, le tout avant toute autorisation de départ. Dès le 1er juin, des opérations d'arrestation systématiques balayeront le pays. La police et les forces de sécurité effectueront des contrôles intensifiés aux aéroports, dans les quartiers résidentiels et tous lieux suspects, avant transmission aux autorités migratoires pour poursuites judiciaires.
Ce qu’il faut retenir
- Délai fatal : 31 mai pour quitter le Cambodge, publié officiellement le 28 mai par l'immigration
- Pénalités sévères : 2 ans de prison + 8 000 dollars d'amende pour récalcitrants arrêtés après l'échéance
- Traque organisée : contrôles accrus prévus à partir du 1er juin dans tout le territoire cambodgien
Source : Info 241