Pretoria vient de franchir une nouvelle étape dans son ouverture migratoire en accordant l'accès sans visa à 32 nations du continent. Cette décision stratégique privilégie des partenaires jugés stables sur le plan économique et sécuritaire, parmi lesquels figurent le Rwanda, la Tanzanie, la Côte d'Ivoire ou encore le Botswana. Une mesure destinée à dynamiser les flux touristiques, commerciaux et les investissements transfrontaliers.
Cependant, le Cameroun demeure notablement absent de cette liste, tout comme la République démocratique du Congo. Selon les autorités sud-africaines, cette exclusion répond à une évaluation rigoureuse des conditions géopolitiques et sécuritaires. Pour Yaoundé, cela signifie que les formalités consulaires habituelles restent de mise : demande de visa préalable, dossier administratif complet, délais de traitement et frais d'accès.
Cette approche sélective révèle les tensions que traverse l'Afrique du Sud elle-même. Face au chômage endémique et aux frictions sociales liées à la migration, Pretoria navigue entre ses ambitions panafricaines affichées et la nécessité de maîtriser l'accès à ses frontières. Une politique finalement différenciée, où certains pays jouissent de privilèges tandis que d'autres restent soumis aux contrôles classiques.
Ce qu’il faut retenir
- Trente-deux États africains obtiennent l'accès sans visa en Afrique du Sud, favorisant tourisme et investissements régionaux.
- Le Cameroun et la RDC restent exclus en raison de défis sécuritaires et économiques selon Pretoria.
- Les ressortissants camerounais doivent continuer à obtenir un visa classique pour entrer en Afrique du Sud.
Source : Le Bled Parle