La question de la légalité des instances du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) resurgit. Me Sikati, figure de l'opposition, accuse le parti au pouvoir de fonctionner depuis plusieurs années en violation de ses propres statuts.
Selon l'opposant, Paul Biya aurait été élu à la tête du RDPC le 15 septembre 2011 pour une période de cinq ans, soit un mandat expirant le 15 septembre 2016. Or, affirme Me Sikati, le bureau politique issu de cette élection aurait vu son terme révolu à cette date sans qu'une nouvelle consultation régulière n'ait lieu.
Le point critique du dossier concerne le 3 novembre 2016. À cette date, explique l'opposant, le bureau politique dont le mandat avait déjà expiré se serait réuni pour proroger ses pouvoirs de cinq ans supplémentaires jusqu'au 15 septembre 2021. Me Sikati qualifie cette opération d'« illégale » et d'« irrégulière ».
En épilogue, l'homme de loi souligne que « depuis 2021, le silence prévaut » et maintient que « le RDPC opère dans l'illégalité depuis le 16 septembre 2016 ». Il interpelle directement Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, pour qu'il se prononce sur cette situation. Ce dernier exerce une supervision normalement exercée sur la conformité des partis aux normes légales.
Ce qu’il faut retenir
- Me Sikati dénonce l'expiration du mandat du bureau politique du RDPC, survenue le 15 septembre 2016
- Une prorogation litigieuse serait intervenue le 3 novembre 2016, selon l'opposant camerounais
- L'opposant interpelle le ministre de l'Administration territoriale pour clarifier la situation juridique du parti
Source : Le Bled Parle